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Le Mot du Maire

Devoir de mémoire ?

Dans quelques jours nous allons célébrer le Centenaire de l'Armistice, signé le 11 novembre 1918 entre les Alliés et l'Allemagne, qui marque la fin de quatre années de guerre. La guerre 1914-1918 s'éloigne certainement de l'esprit de nos nouvelles générations, de même que celle qui lui a succédée.

Alors avec le temps qui passe, la banalisation des conflits sur la planète, la mondialisation, l'égoïsme des hommes, la perte des valeurs, les crises économiques, le réchauffement climatique..., certains, hélas de plus en plus nombreux, se disent «  à quoi bon, c'est très loin tout cela, je ne suis pas concerné, c'est de la faute des dirigeants de l'époque, bref tournons la page et voyons l'avenir ».

Pourquoi pas, mais pouvons-nous construire l'avenir sans tenir compte du passé ? Les causes profondes des guerres ne sont jamais réellement mises au jour, et échappent bien souvent au commun des mortels. On en rejettera la faute sur tel ou tel tyran, alors que sur le fond, elles sont déclenchées à des fins d'hégémonie sociétale, économique, religieuse ou encore ethnique.

Avons-nous tiré les leçons de ces conflits ? La réponse à la question est malheureusement non ! La famine dans le monde qui est loin d'être résolue et les crises climatiques restent les résultantes de choix politiques et économiques et viennent chaque jour alimenter le potentiel de risques de conflits sur la planète. Les particularismes s'attisent et les conflits ne cessent de croître et de se radicaliser.
La prédation et la domination sont toujours bien présentes.
Du profit doit être fait sur tout et cette course a lieu au détriment même de la survie de notre espèce.
Dans ce contexte, nous nous inscrivons dans l'obligation d'affirmer la nécessité du devoir de mémoire sur cette tragédie mais aussi sur ce qu'elle a engendré 30 ans plus tard.

Plus que jamais il est important d'affirmer notre volonté de revoir la diplomatie, aujourd'hui au service des peuples et des quelques nations qui dirigent notre planète, et de rejeter l'unilatéralisme. Plus que jamais chaque citoyen épris de liberté et de justice et ayant foi en l'intelligence des hommes et des femmes doit se mobiliser pour interrompre la folle dérive de notre monde, sortir de son microcosme et comprendre que notre avenir est lié à celui de l'humanité toute entière.

Bien cordialement,

Jean-Marc Legagneur, Maire