Le mot du maire

Faut-il perdre ses valeurs pour satisfaire un besoin d'exister ?

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Bornée depuis plusieurs années par une tendance extrémiste de plus en plus prégnante, notre démocratie semble de jour en jour s'effriter.

Cette situation reflète-t-elle réellement l'image de la France d'aujourd'hui ? Ou est-ce le résultat d'une désinformation médiatique et politique associée à l'esprit critique et d'insatisfaction chronique qui caractérise notre peuple ? Le mécontentement se comprend et il est logique et indispensable qu'il puisse s'exprimer, mais rien ne peut justifier l'aveuglement qui amène certains à se réfugier dans la démagogie portée par ces partis extrêmes qui portent en eux les sources du déclin et du désordre.

La France, notre France, la France des lumières, celle de Voltaire, de Montesquieu et de Ferrat s'est élevée sur ces valeurs. Notre modèle s'est répandu dans le monde entier et de grands partis politiques français se sont construits sur ces fondamentaux que sont : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la laïcité, l'émancipation sociale, l'Europe, la solidarité internationale...

Notre vision du monde ne peut se concevoir en dehors de ces concepts. La République et l'humanisme en sont les piliers. Tout mouvement sortant de ce contexte s'exclut de fait de notre conception de la démocratie.

"Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pa faire écho, de notre âme, de notre bouche, de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatique" disait Jaurès.

Le courage eut été pour certains partis politiques d'analyser les causes de leur chute et de reconstruire. Parce-que tout système nait, se développe puis se consume, l'anticipation fait partie de la règle. Se rallier à des bases opposées aux fondamentaux de construction d'une idéologie pour un pseudo intérêt électoral est une position que je n'accepte pas. Non au communautarisme, non aux faux débats sur de faux sujets, oui à l'Europe indépendante sociale et solidaire, oui aux programmes progressistes, oui au bon sens et à la sagesse.

L'échec doit permettre la renaissance, et en appelant à la reconstruction c'est oeuvrer pour le renouveau et l'avenir de notre société. Notre devoir est de reprendre le flambeau des grands hommes qui ont construit la France et l'Europe d'aujourd'hui. Jaurès, Clémenceau, Schuman, De Gaulle, Adenauer, Mitterrand et bien d'autres. Qui a le droit de renier leur courage et leur obstination pour la paix, l'union des peuples européens, la solidarité et l'intégration de tous dans un monde où chacun a sa place ?

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