Garantir l’accueil et la scolarité de tous les enfants, y compris ceux ayant besoin d’un accompagnement spécifique, fait partie des valeurs fortes de nos écoles. Pourtant, depuis plusieurs mois, les communes de la Convention Territoriale Globale (CTG) constatent une dégradation préoccupante de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Face à cette situation, les maires de Bourgbarré, Corps-Nuds, Nouvoitou, Saint-Armel et Vern-sur-Seiche ont décidé d’agir collectivement en adressant un courrier officiel au Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale d’Ille-et-Vilaine (DASEN) afin d’alerter sur les difficultés rencontrées au quotidien dans les écoles.
Une réalité difficile pour certains élèves et leurs familles
Malgré une notification de la Maison Départemental des Personnes Handicapée (MDPH) prévoyant un accompagnement par un Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap (AESH), plusieurs enfants ne bénéficient pas du soutien nécessaire, que ce soit pendant le temps scolaire, la pause méridienne ou les temps périscolaires.
Dans certains cas, faute d’accompagnement disponible, des enfants ne peuvent être accueillis normalement en classe, ce qui entraîne de l’incompréhension, du découragement et parfois une exclusion involontaire.
Les équipes éducatives, périscolaires et municipales font de leur mieux pour assurer la continuité du service, mais les moyens humains manquent. Certaines situations ont même conduit des AESH à intervenir temporairement sans contrat, ou des familles à engager des démarches juridiques.
Une démarche commune pour améliorer la situation
Dans leur courrier, les maires demandent à l’État :
- que l’accompagnement soit assuré sur tous les temps de présence de l’enfant à l’école,
- que des moyens humains supplémentaires soient mobilisés,
- que les responsabilités entre l’Éducation Nationale et les communes soient clairement définies.
L’objectif est simple : permettre à chaque enfant concerné de bénéficier d’un accompagnement adapté et continu, comme le prévoit le droit à l’éducation.
Agir pour l’inclusion et l’égalité
Les communes réaffirment leur engagement en faveur de l’école inclusive. Elles continueront à soutenir les familles et les équipes éducatives, tout en demandant des réponses rapides et concrètes pour sortir de cette situation.
Parce qu’aucun enfant ne devrait être empêché d’apprendre, de s’intégrer ou de réussir faute de moyens adaptés, cette mobilisation collective vise à défendre un principe essentiel : une école ouverte à tous, sans exception.