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HISTOIRE LOCALE : La meunerie

  • Culture

À Nouvoitou, le grand nombre de terres cultivables et la présence de la Seiche et de l'Yaigne sur son territoire ont fait de la commune un territoire propice à la culture et à l'exploitation du blé. Les quatre moulins (Tertron, Epron, Esnoult, et La Motte) ancrés sur les berges de la Seiche témoignent encore aujourd'hui d'une économie locale riche tournée vers la production céréalière et la transformation du blé en farine.

La meunerie traditionnelle avec l'exemple du moulin de Tertron

Les fermiers, exploitants du moulin d'origine médiévale et de la ferme, entretiennent l'édifice qui leur sert à concasser le blé destiné à l'alimentation des vaches laitières. Chaque semaine durant plusieurs décennies, la roue tourne et la farine s'écoule, broyée par les meules. Jusque dans les années 60, les paysans amènent eux-mêmes leur blé à moudre au moulin. Certains jours, les paysans font la queue sur plusieurs dizaines de mètres pour obtenir leur farine. Une fois le blé moulu, chacun repart avec l'équivalent de son apport de blé en farine ou parfois avec des " coupons de boulangerie ". Ces coupons, remis au boulanger du village, donnaient droit à un certain nombre de pains, en fonction de la quantité de blé que le paysan avait fourni au meunier.

La meunerie industrielle : la minoterie d'Epron

La culture meunière se transmet de génération en génération, de père en fils. Edouard Legendre commence sa carrière de meunier à Tertron avant de déménager son activité à Epron où il transforme le petit moulin à blé en minoterie. Son fils, Michel, reprend l'activité paternelle et la développe : les appareils à cylindre remplacent les meules pour moudre le grain... Bien que le moulin de Tertron soit encore en parfait état de marche, la minoterie d'Epron est la dernière à faire vivre l'économie meunière sur la commune.

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