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HISTOIRE : Pierre-Marie MICAULT Nouvoitou 1895 - Vitré 1982

  • Culture

A l'occasion de la commémoration de l'Armistice du 11 Novembre 1918 et du 100ème anniversaire de la pose du monument aux morts, la ville de Nouvoitou vous propose le portrait d'un poilu natif de la commune.

Pierre-Marie Micault naît le 19 octobre 1895. Premier d'une lignée de quatre enfants, (un frère Francis et deux soeurs Lucie et Marie-Ange), il participe aux travaux de la ferme familiale au lieu-dit Crotigné avant d'être incorporé au 47ème Régiment d'Infanterie. Le 18 décembre 1914 à l'âge de 19 ans, il part au combat avec, pour seuls bagages, un carnet en poche et de quoi écrire. Durant tout le temps passé sur le champ de bataille et jusqu'à l'annonce de l'armistice du 11 Novembre, il compilera, à l'écrit, les épisodes de sa vie qu'il voit défiler à chaque instant face à l'ennemi. Lors de ses permissions, il retrouve sa fiancée Anne-Marie Renault (originaire de La Pochais), qu'il épousera le 18 avril 1917 en l'église Saint Martin-de-Tours de Nouvoitou. Pierre-Marie rentrera à Nouvoitou en septembre 1919 après 559 jours passés à combattre (c'est lui qui tient le décompte précis des jours passés au front). Blessé trois fois et ayant combattu durement, notamment à Verdun, Pierre-Marie règle ses comptes avec sa hiérarchie dans la presse, en 1925, par l'intermédiaire du célèbre journaliste de l'époque Jacques Péricard (à qui l'on doit l'expression " Debout les morts ! ", lancé sur le front alors qu'il était combattant). Il cherche par ce biais à faire reconnaître son engagement au combat et son mérite de la Croix de Guerre (qu'il n'obtiendra jamais d'après sa fiche matricule). Après le décès de son épouse, le 28 décembre 1951, Pierre-Marie Micault passera le reste de ses jours à Nouvoitou, son village natal jusqu'au 12 décembre 1982, où il décèdera à Vitré, à l'âge de 86 ans.

Trois petits carnets

À chaque rappel au front, Pierre-Marie Micault emporte, avec lui, un carnet intime, ce qui l'amènera à rédiger 309 pages dans trois journaux différents qu'il nommera " Carnets d'un combattant dédiés à ma chère fiancée ". La qualité de son écriture et son style littéraire témoignent d'une rare éducation pour ce fils d'agriculteurs parti au front à la fleur de l'âge. On y apprend beaucoup de la vie du soldat, de ses nombreux déplacements à travers la France et des épreuves auxquelles il a dû fait face sur le champ de bataille.

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